• The Curious Metisse

Mon Parcours pour Obtenir la Résidence Permanente - Partie 1


Le 13 août 2018, j'ai émigré au Canada. Un an plus tard jour pour jour, j’ai obtenu ma résidence permanente.


Intéressé de savoir comment j'y suis arrivée ? C’est par ici.


Tout ce processus a commencé au début de 2017. À l'époque, je savais déjà que je voulais émigrer au Canada. J'avais réservé mes vols… et c'était à peu près tout. Je n'avais pas vraiment recherché quoi que ce soit au-delà de ce point. Je pensais que je commencerais à chercher un emploi une fois sur place et que j'obtiendrais d’une façon ou d’une autre un permis de travail. Ce fut ma première erreur.


Nous autres européens avons une chance incroyable. Je sais, je me répète, mais c'est vrai ! Nous pouvons voyager, étudier et travailler dans n'importe quel pays de l'Union Européenne sans restrictions. Tout le monde ne profite pas de ces droits, mais moi oui. Entre 18 et 23 ans, j'ai vécu au Royaume-Uni pendant deux ans, aux Pays-Bas pendant deux autres années et j'ai passé quelques mois en Finlande. Je n’ai pas dû demander de visas, ni visiter d’ambassades, rien du tout. J’ai fait mes valises et je suis partie - aussi simplement que ça. Bien sûr, il y avait des démarches administratives à effectuer après mon arrivée, mais rien que je n'aurais pas dû faire en Belgique de toute façon.


J'ai supposé à tort que les choses seraient similaires au Canada. Bien sûr, ça n’était pas le cas. Peu de temps avant mon départ pour le Canada, je me suis rendue compte que je ne pourrais pas travailler immédiatement. Enfin, c’était possible, mais la probabilité était assez faible. Mon problème était double. En tant qu'étrangère, j'étais autorisé à postuler pour des emplois au Canada. Cependant, la plupart des employeurs privilégieront toujours les citoyens canadiens et les résidents permanents au-dessus des non-résidents. La raison est évidente et s'applique à la plupart des pays : les employeurs doivent parrainer les travailleurs qui souhaiteraient travailler à l’étranger. Ça coûte de l'argent. Ca n’est pas le cas si l’entreprise emploie des citoyens ou résidents permanents. Ainsi, de manière générale, seules les grandes entreprises ont les moyens financiers d'employer des travailleurs étrangers. Pensez à l'industrie agricole, à l'industrie technologique ou au monde universitaire.


Et c'était mon deuxième problème : je n’étais pas spécialisée dans ces domaines. Bien sûr, j'avais deux diplômes, mais aucune expérience de travail réelle. Je n'avais rien sur mon CV qui me ferait ressortir du lot. J'aurais été boulangère ou fromagère, ça aurait été une autre histoire - il y a une énorme demande pour ces professions au Canada. La demande n’est pas la même pour les experts en politique européenne…


Je savais alors qu'il était insensé de ma part d'essayer d'immigrer sans permis de travail. Comme je l'ai dit, j'aurais pu trouver un emploi sans, mais cela m'a peut-être pris des mois, voire des années. À 23 ans, je n'avais pas ce genre d'économies. Je sentais que je ne pouvais pas prendre le risque.


C’est à ce moment-là que j’ai contacté un avocat spécialisé en immigration, qui m’a aidée à déterminer quelles étaient mes meilleures options. Voilà ce qu’elle m’a expliquée.


Permis de Travail Temporaires

Il existe deux types de permis de travail temporaires. D'une part, un permis de travail ouvert vous permet de travailler pour n'importe quel employeur au Canada. Vous ne pouvez cependant en obtenir un que dans des situations spécifiques. Les universités canadiennes, par exemple, accordent un permis de travail de trois ans à tout étudiant étranger ayant obtenu son diplôme canadien avec succès.


Le permis de travail spécifique à l'employeur, en revanche, vous permet uniquement de travailler pour un employeur spécifique et connu. Disons que j'avais décidé de déménager au Canada en 2017. J'aurais pu rester dans le pays comme touriste pendant six mois. Pendant cette période, j'aurais reçu une offre d'emploi, ce qui signifie que l'organisation était disposée à me parrainer pour travailler au Canada. J'aurais alors demandé un permis de travail spécifique à l'employeur. Le gouvernement canadien m'aurait autorisé à travailler pour cette organisation et cette organisation seulement. Si mon organisation venait à faire faillite, je ne pourrais plus travailler jusqu'à ce que je trouve une autre organisation qui serait disposée à me parrainer. N'oubliez pas que le parrainage d'un travailleur coûte de l'argent. Les entreprises n'embauchent pas de travailleurs étrangers si elles peuvent trouver un travailleur canadien ayant une expérience similaire.


J'ai émigré au Canada avec un permis de travail temporaire. Plus précisément, j'ai reçu un permis de travail ouvert par le biais d'Expérience Internationale Canada. Ce programme est l'équivalent canadien d'un visa vacances-travail. Le gouvernement canadien a conclu des accords bilatéraux avec d'autres pays, permettant à un nombre fixe de jeunes (moins de 30 ans) de venir travailler dans le pays chaque année. De nombreux pays ont des programmes similaires. En fait, j'ai demandé et reçu un visa vacances-travail pour l'Australie avant de demander celui du Canada.


Le processus de sélection est similaire au processus de sélection pour une offre d'emploi. L'expérience de travail, l'éducation et les compétences détermineront si vous êtes un bon candidat. Ensuite, c'est surtout une question de compétition. Quelle est l'expérience des autres candidats ? C'est ce qui compte. J'ai entendu dire que le visa vacances-travail au Canada est difficile à obtenir pour les citoyens français. Comme il n'y a qu'un nombre fixe de places disponibles, plus le programme est populaire, plus il est difficile d'y entrer.


Lorsque j'ai postulé en 2017, il restait environ 200 places pour les citoyens belges. Je pense qu'au total, il y a un peu plus de 400 places pour les Belges par an. J’ai obtenu le mien assez facilement. J'étais avantagée. J'avais un bachelier et un master, plus un an d'expérience de travail à temps plein et je parlais couramment les deux langues officielles du Canada : l'anglais et le français.


Mon permis de travail était limité à un an à partir de mon arrivée au pays. Il m'a été accordé lorsque j'ai atterri à l'aéroport Pearson de Toronto le 13 août 2018. Il y avait peu de restrictions quant à l'endroit où je pouvais travailler. La principale restriction était que le permis de travail expirait le 12 août 2019 et que je ne puisse pas le renouveler - du moins pas par le biais de ce programme. On m'a accordé un an et c'était tout.


Résidence Permanente

Mon permis de travail temporaire n'était que le début du processus. Je l'ai obtenu et cela m'a permis de travailler légalement au Canada pendant un an. Si je voulais rester et travailler plus longtemps, je devais postuler à un autre programme : la résidence permanente.


Le chemin classique vers la résidence permanente est généralement dans le cadre de l’Entrée express. C'est un système basé sur des points. Chaque candidat gagne des points lorsqu'il répond à des critères spécifiques. Un bachelier universitaire ? Vous obtenez 300 points. Un master ? 300 autres points. Vous avez une expérience de travail dans un domaine où il y a pénurie au Canada - je vous regarde, les fromagers ? 600 points ! Oh, et vous avez également passé les tests de langue approuvés par le gouvernement ? Incroyable ! Un niveau intermédiaire vous donnera 250 points, mais un niveau avancé vous donnera 500 points.


Avertissement : j'ai inventé ces chiffres. En fait, je n'ai aucune idée du nombre de points accordés pour l'éducation, l'expérience de travail et les compétences linguistiques. Ce n’est pas important pour comprendre le concept. L'idée est simple : plus vous êtes qualifié, plus vous avez de chances d'obtenir la résidence permanente.


Trois programmes sont disponibles dans le cadre de l’Entrée express. Cette infographie met en évidence les exigences de chaque, mais n'hésitez pas à suivre le lien pour plus de détails.



Vous pouvez postuler depuis l'étranger ou depuis le Canada. De manière générale, votre demande sera toujours traitée plus rapidement si vous êtes déjà au Canada. Attention cependant, vous devez être légalement autorisé à rester au Canada pour postuler d'ici ! Si vous venez au Canada avec un visa touristique de six mois, une fois ces six mois écoulés, vous devez quitter le territoire Et si vous avez un visa de touriste, vous ne pouvez pas travailler légalement pendant cette période.


J'ai envisagé de passer par la voie Entrée express, mais j'ai décidé de ne pas le faire. Tout d'abord, il est plus cher que l'itinéraire que j'ai emprunté et que je partagerai avec vous sous peu. Un test de langue reconnu par le gouvernement canadien coûte déjà environ 300 CAD - fois deux, car l'anglais ET le français. Cela ne tient pas compte les examens médicaux, les certificats de police et toutes les autres choses que le gouvernement veut savoir sur vous. Vous l’avez compris, le coût augmente rapidement.


Il y avait aussi d'autres conditions qui auraient été assez restrictives. Par exemple, j'aurais dû travailler à plein temps dans la même profession pendant un an. Je suis convaincue que j'aurais pu accumuler suffisamment d'heures en tant que professeur de français au cours de la période d'un an qui m'a été allouée en vertu de mon permis de travail temporaire. Cependant, une fois l'année écoulée, j'aurais dû attendre d'avoir reçu la confirmation de la résidence permanente pour recommencer à travailler. Le processus peut prendre jusqu'à un an, ce qui veut dire que j’aurais été sans emploi pendant un an. Comme c'était ce que j'essayais d'éviter en premier lieu, cela n'avait pas de sens pour moi.


Non, j'avais besoin d'une autre solution : le regroupement familial. Je reviendrai plus en détail sur ce chemin la semaine prochaine, alors restez à l'écoute pour « Mon Parcours pour Obtenir la Résidence Permanente - Partie 2 ».


En attendant, je suis curieuse - avez-vous déjà dû passer par des processus d'immigration légaux ? Si oui, à quoi cela ressemblait-il pour vous ?

©2018 by The Curious Métisse. Proudly created with Wix.com